Je ne mangerai pas de ton bébé

Coincé dans une gare car mon TGV est retardé depuis plus de 4h, je suis entouré d’autres voyageurs avec entre autres, des chiards. Mon séjour aura été marqué par la présence d’enfants et qui l’eut cru, j’ai apprécié (non pas dans ce sens-là bande de paraphiles hors-la-loi!). J’en suis le premier étonné et j’en vois certains déjà vérifier s’ils ne se sont pas trompés sur l’identité de l’auteur de cet article.

Là vous devriez avoir cerné le truc, je ne vais pas vous parler de la gestion d’un trafic ferroviaire ni vous faire mon trip report. Je vais vous parler un peu de parentalité, de natalisme et surtout d’anti-natalisme, au travers différents points de vue et notamment le mien.

Exercice très périlleux pour moi car ce sujet m’a souvent amené à passer pour un monstre écolo extrémiste sans cœur et renfermé dans mon mal-être. Mais d’abord il va falloir passer par une petite introduction histoire de poser certaines bases et définitions histoire d’éviter certains malentendus.

Quelques termes et notions

Qu’est-ce qu’on entend par anti-natalisme? On pourrait penser que c’est le fait d’être contre la procréation, mais ça reste très vague, en effet il existe de petites nuances même si l’idée général est celle d’une réflexion sur le sujet. Si j’arrive à mon objectif vous verrez et comprendrez qu’il y a plusieurs « degrés » qui iront par exemple du simple refus d’avoir des enfants, vouloir avoir un enfant sans pour autant procréer, militer contre la procréation etc… Comme dans beaucoup de courants, il y a des modérés et des plus intégristes allant jusqu’à l’activisme (oui il a existé des enculés assez cons pour foutre le feu à des maternités ou des orphelinats, néomalthusianisme hardcore bonjour).

L'anti-natalisme ce n'est pas forcément vouloir la mort des bébés
L’anti-natalisme ce n’est pas forcément vouloir la mort des bébés

De plus la question de la natalité se pose évidemment en tant qu’individu, mais aussi en tant qu’état pour la gestion de sa population, ou dans des cas plus tristes, de la gestion de ressources. Tout le monde connaît la politique de « l’enfant unique » de la république populaire de Chine ou encore la politique anti-nataliste de l’Inde. Et ces problématiques ne sont pas forcément que contemporaines, dès lors qu’il y a un déséquilibre entre la capacité de production des ressources et la croissance démographique d’une population, on a très vite compris que pour soutenir cette croissance il faut que derrière il y ai de quoi remplir les pots de Gerbina.

Transmettriez-vous consciemment ce fardeau à votre enfant?

L’anti-natalisme c’est réfléchir aux conséquences d’une naissance, quel sera son impact sur notre existence, sera-t-on en mesure de subvenir aux besoins de notre progéniture, naîtra-t-il dans un environnement où il pourra s’épanouir en tant qu’individu et être humain etc… Mais ces questions tournent uniquement autour du futur individu et de nous.

Certaines personnes poussent la chose un peu plus loin en pensant aux autres êtres vivants, toute la biosphère de notre planète. La différence d’impact entre 10 générations de 10 individus n’est absolument pas la même que l’influence de 10 générations de 100 individus.

On va essayer de comprendre quelles raisons peuvent pousser à adopter ce type de positions en passant plusieurs domaines en revue.

La santé

On va commencer par le plus simple à comprendre et qui fait appel à l’empathie normalement innée de chacun. Donc oui, la santé, ou plutôt la maladie. En effet la santé peut être une excellente raison de réfléchir à 2 fois avant de concevoir un enfant. J’insiste bien sur ce terme, je parle bien de baiser avec un autre et de transmettre ses gênes et tout le reste, ici je ne parle pas d’adoption.

Mais quid des gens qui n’ont pas le choix de ces conditions?

Très simplement, vous avez une maladie héréditaire entraînant des douleurs chroniques et vous savez que le type de transmission du gène responsable est Autosomique dominant. Supposons que ça soit un bon gros truc bien sale sans remède ni même traitement pour améliorer la qualité de vie. Transmettriez-vous consciemment ce fardeau à votre enfant? Juste parce qu’il faut qu’il soit de votre sang ou que vous voulez le pondre par vous-même? Si vous répondez oui vous avez sûrement vos raisons mais là comme ça je ne suis personnellement pas d’accord.

Progéria mon amour
Progéria mon amour

Étant dans un cas très semblable, je ne souhaiterais à personne de subir ce que j’ai à endurer au quotidien. Donc voilà un premier cas de figure en rapport avec la santé, bien évidemment c’est un cas « extrême » mais je pense que ce sont des questions à se poser avant de procréer. Quel va être le bagage génétique que je vais transmettre et quelles en seront les conséquences sur l’existence du futur individu? Mais là on ne parle encore que d’hérédité.

Le passage que je vais aborder maintenant va paraître hors de propos si on se limite aux contextes auquel nous sommes familiers, nous autres occidentaux vivants en France. Je vais parler des risques liés à l’accouchement lui-même. C’est sûr que de nos jours on a réduit énormément les décès en couche grâce entre autre à une assistance médicale quasi systématique, nombre de décès lors des accouchements (que ce soit l’enfant ou la mère) sont désormais évités grâce à la prise en charge par du personnel qualifié pour cet acte qui n’est pas si anodin.

Certes il y a encore des cas où des complications enveniment les choses et que même en milieu hospitalier la fin est malheureuse, mais la plupart d’entre elles sont bien gérées. Reste le cas des traditionalistes/hippies/marginaux (je ne sais comment généraliser) qui vont peut-être choisir d’accoucher à domicile, ou par eux-mêmes avec ou sans assistance. C’est leur problème, à eux de gérer en cas de problème, mais je vois mal un père (en dehors d’un médecin) être qualifié pour pratiquer une césarienne ou une épisiotomie, ou même savoir comme réagir dans les autres mauvaises situations qui peuvent se présenter. V’là les conditions, vous le sentez comment niveau hygiène vous l’accouchement d’un couple d’éleveurs de chèvres vivant dans leur yourte? Bien sûr je caricature un max, toutes ces personnes ne sont pas des crasseux ou quoi.

Arthrite juvénile, une cousine de ma compagne de tous les jours
Arthrite juvénile, une cousine de ma compagne de tous les jours

Mais quid des gens qui n’ont pas le choix de ces conditions? Quand tu habites à plus de 100 bornes de la plus proche clinique? Et qu’en plus pour pouvoir y être pris en charge il faut débourser une somme que tu n’as pas? Et encore cela c’est dans le cas où tu te situes dans une région avec un système de soin développé etc… Voyez-vous où je veux en venir?

Ouèp, les pays en retard niveau développement. À ce niveau-là ça devient limite un risque pour sa propre santé que d’enfanter. Au-delà de votre propre personne il y a aussi le taux de mortalité infantile qui doit être bien supérieur à celui de notre pays pour ne citer que celui-ci en exemple. Toutes ces réflexions sur la possibilité d’enfanter dans de bonnes conditions et de pouvoir élever son enfant avec le plus de chances de réussite peuvent nous paraître naturelle à nous puisque l’on a un point de comparaison et que l’on a accès à de la documentation sur d’autres cas, j’entends par là d’autres zones géographiques et autres cultures etc…

Toutes ces considérations font partie de ce que l’on appelle parfois « anti-natalisme philantrope ». C’est à dire qu’il prend ses sources dans un désir d’éviter des difficultés ou des souffrances à un être qui n’a rien demandé.

Venons-en maintenant à d’autres facteurs extérieurs mais pas forcément liés à la santé.

L’environnement

Alors déjà quand je parle d »environnement« , j’entends par là la situation géopolitique du lieu de naissance et l’aspect écologie. Là rentrent dans la danse tout un tas de questions liées au monde qui vous entoure.

Prenons un exemple tout simple, vous vivez malheureusement dans un pays en proie à une guerre, civile ou autre, voudriez-vous mettre au monde votre enfant dans une telle situation? Non hein, si vous répondez « oui » j’ai du mal à imaginer quelles bonnes raisons peuvent vous pousser à passer outre le danger potentiel d’une zone de guerre (surtout pour les mioches, jouer avec une mine en générale ça fait pas un beau résultat).

50 ans ont suffi pour péter le highscore des allocations familiales car la famille s’est étendue à environ 30 millions d’individus

Au-delà de cela il y a forcément l’aspect financier, il me paraît inconcevable de mettre au monde un gamin quand tu n’as pas déjà une situation stable et où tu n’es pas en mesure de t’assumer toi-même. J’ose penser que chacun désir le meilleur pour ses chiards, qu’il puisse manger à sa faim chaque jour, qu’il puisse étudier correctement sans que le manque d’argent ne pose de difficulté pour son éducation, bref les arguments ne manquent pas.

Dans la question de l’environnement on retrouve aussi un peu la question de la santé dans la mesure où celle-ci dépend aussi du niveau de développement de votre environnement.

Dinosaures & écologie
Dinosaures & écologie

Venons-en à une partie que j’apprécie beaucoup, l’aspect préservation de la biosphère terrienne. Connaissez-vous l’histoire de Oryctolagus cuniculus qui s’est fait inviter en Australie? C’est l’histoire d’une bande de 24 lapins de garennes qui se sont fait introduire en Australie vers 1874, petit paradis sur terre pour ces rongeurs car en l’absence quasi totale de prédateurs carnassiers ceux-ci avaient tout leur temps pour se bâfrer et baiser comme des lapins (logique).

50 ans ont suffi pour péter le highscore des allocations familiales car la famille s’est étendue à environ 30 millions d’individus.

Forcément les conséquences ont été terribles, en effet ces bestioles sans rien pour les arrêter ont défoncé bon nombre d’exploitations agricoles et ont bien baisé l’équilibre écologique du continent. Histoire de continuer dans mon hors-sujet, l’homme a essayé plusieurs trucs avec par exemple notre amie la myxomatose ou encore l’introduction du renard, mais celui-ci ayant trouvé des proies nettement moins chiantes à chasser que le lapin il y a rien eu à branler et a préféré niquer du marsupial.

Vous devez peut-être vous demander ce que les lapins viennent foutre dans cet article, mais en fait c’est que je trouve que c’est une excellente analogie avec notre espèce. Nous n’avons aucun prédateur, rien nous arrête, pas même notre environnement que nous modifions selon nos besoins. Ce n’est plus nous qui nous adaptons mais nous qui adaptons l’environnement. Le point important là-dedans, c’est que sans régulation et sans éthique, nous courrons selon certains droit à la catastrophe. Nous consommons et détruisons plus que ce que peut nous fournir notre planète, nous sommes dans un certain sens en déficit de ressources. Voyez nous comme le lapin de garenne et l’Australie pour notre planète.

C’est là que je vais vous parler viteuf du Malthusianisme. Confer l’article dédié sur Wikipédia:

À l’origine doctrine hostile à l’accroissement de la population d’un territoire ou d’un État et préconisant la restriction volontaire de la natalité, le mot « malthusianisme » désigne aussi par extension toute attitude réservée devant la vie et le développement.

Malthus pensait que la population croît plus vite que la production de ressources, et vous vous en doutez ça pose problème, il faut absolument des moyens de contrôles pour freiner cette croissance. Depuis minimum 2 siècles, l’homme a pris conscience de son influence sur le monde qui l’entoure et qu’il est nécessaire de limiter sa reproduction pour éviter les problèmes mentionnés plus hauts.

L’écologie est le principal argument d’un mouvement appelé VHMENT fondé par Les U. Knight, qui est l’acronyme de Voluntary Human Extinction Movement. Oui, vous avez bien lu, c’est un mouvement prônant l’extinction volontaire de l’humanité pour préserver le reste de la biosphère terrienne. Sympathisant de ce mouvement c’est la prise de conscience du « coût » de notre existence qui m’a séduit. En effet, pour maintenir notre mode de vie, nous exterminons des milliers d’espèces sans en avoir conscience.

Volontary Human Extinction Movement
Volontary Human Extinction Movement

Avant de nous taxer de sombres écolos extrémistes, sachez que ce mouvement est pacifiste, nul prosélytisme pour le suicide ou quoi, en aucun cas il ne souhaite imposer son point de vue à quiconque. Il est évident qu’arriver au résultat attendu est totalement utopiste, mais le but est plus de faire prendre conscience de l’impact écologique de chacun. Le moyen d’arriver à une réduction de la population humaine sans violence est l’arrêt volontaire de procréer. Avec les ressources à disposition nous devons faire en sorte que chaque individu puisse avoir une existence décente et puisse s’épanouir.

Le slogan non officiel du VHMENT est « May We Live Long And Die Out », qui signifie « Puissions-nous vivre vieux et disparaître ». Je vous copie une analyse de leur slogan disponible sur leur site officiel histoire que vous compreniez l’aspect philanthropique:

Slogan non officiel du VHEMNT
Slogan non officiel du VHEMNT

May
(puissions)

C’est un souhait, pas un ordre Liberté de choix

We
(nous)

Inclut chacun d’entre nous, pas seulement eux

Unité. Pas d’ennemis.

Live
(vivre)

Ce dont on a le droit jusqu’à notre mort Paix et justice.

Long
(longtemps)

Aussi longtemps qu’on peut, mais pas tant que ça d’ailleurs

Bonne santé & sécurité sociale.

And
(et)

Fait la connexion entre …

… la longévité & l’extinction humaine.

Die
(disparaître)

Ce qu’on peut faire.
Vivre bien veut dire mourir bien.

Dignité dans la mort.

Out
(« hors de là »)

Décrit notre place dans la Nature

Respect pour toute forme de vie

Je vous invite à aller jeter un œil à leur site qui explique bien leur pensée et répond à la plupart des questions que l’on pourrait se poser.

It's volontary
It’s volontary

Maintenant intervient un facteur qui échappe totalement à notre contrôle.

La part du hasard

Pour ma part je vois aussi la procréation comme un engagement à long terme qui réservera plein de surprises mais qu’il ne sera pas possible de rompre. Et oui, pas de retour pour les chiards, tu l’as tu le gardes, ou sinon t’es irresponsable et n’aurais pas dû en faire.

Supposons que l’idée d’agrandir la famille soit dans votre actualité, vous avez réfléchi à tout ce qui a été évoqué plus haut et vous êtes décidés. La grossesse est lancée, les semaines passent jusqu’à cette consultation de contrôle qui va déceler que votre enfant va souffrir d’une maladie génétique. Nulle part d’hérédité, juste votre futur bambin commence la vie avec une mauvaise main aux cartes.

Ne connaissant pas tous les facteurs liés au "miracle" de la vie, on préfère attribuer ça au hasard
Ne connaissant pas tous les facteurs liés au « miracle » de la vie, on préfère attribuer ça au hasard

Ou encore n’importe quel événement pouvant bouleverser votre existence pourrait bien faire passer votre parenté de petit paradis à un véritable enfer.

Pour moi le hasard relève de l’imprévu, et je déteste ça, si je ne peux planifier et anticiper ça m’est problématique. Vous allez me dire que qui ne tente rien n’a rien, certes mais le choix inverse se défend aussi. Vous allez me dire qu’avec un tel comportement on ne prend aucune décision et on ne fait rien.

Là où je veux en venir c’est qu’il faut être prêt à toute éventualité, un accident laissant de grave séquelles, un gosse difficile et ingérable qui ne réagit même plus à vos torgnoles, une séparation avec la mère, et j’en passe et des meilleures.

L’anti-natalisme, une position pas si simple à assumer

De nos jours lorsque l’on dit que l’on ne veut pas d’enfant, c’est généralement durant les premières dizaines d’années de notre existence. J’ai tendance à penser qu’après, malgré toutes nos convictions, un savant cocktail hormonal va nous pousser à réfléchir à la question de la descendance. Moi le premier j’ai été surpris de constater comment avait évolué mon avis sur la question au fil des années. D’un avis négatif et catégorique j’ai mis un peu d’eau dans mon vin et ne suis plus si opposé au fait d’avoir à élever un enfant.

adopter plutôt qu’enfanter est une forme d’anti-natalisme

Mais avant cela, parler de la procréation et exprimer un avis anti-nataliste, c’est se placer directement dans une case « marginal en puissance », merci une certaine pression sociale et des habitudes extrêmement ancrées dans nos mœurs qui nous font paraître comme anormal tout comportement s’éloignant du schéma traditionnel que nous connaissons bien. Même si de plus en plus de personnes adoptent cette opinion, ça reste dans l’ensemble mal vu. Et comme il est très difficile de se faire comprendre des autres parce qu’une telle conception de la vie est très différente de la vision traditionaliste de la procréation, en général aborder ce sujet revient à se mettre à dos beaucoup de personnes.

Des fois on passe vraiment pour des connards
Des fois on passe vraiment pour des connards

Les gens ont je pense tendance à être binaire dans leur vision de la procréation, ils n’y voient pas de possibles nuances. Et pourtant il y en a! En effet, lorsque j’affirme être anti-nataliste, je ne me place pas forcément comme opposant farouche à l’enfantement. Dans mon cas, je ne souhaite pas faire d’enfant pour des raisons de santé, je ne souhaite pas ajouter un individu de plus à la population humaine histoire de ne pas encore plus pourrir la planète, et malgré mon fort penchant misanthrope, j’ai une tendance philanthrope qui me fait tendre à envisager l’adoption.

Et oui, adopter plutôt qu’enfanter est une forme d’anti-natalisme. Je préfère adopter un orphelin et lui donner une nouvelle chance plutôt que de le laisser dans sa misère et m’occuper d’un bambin tout neuf sous prétexte qu’il doive être de mon sang. Le problème étant que les procédures d’adoptions sont relativement lourdes et exigeantes ce qui freinent souvent ce type de projet.

Cela revient même à militer en faveur de l’enfance, s’il n’est pas raisonnable d’avoir votre propre enfant, ou que du moins vous ayez choisi de ne pas enfanter, vous pouvez toujours participer à l’éducation et le développement d’autres enfants déjà nés. Que ce soit en adoptant où en fournissant des efforts dans divers domaines liés à l’enfance, sous forme de dons ou bénévolat pour des associations travaillant dans ce domaine. Elles ne manquent pas, sauf d’aide de la part de personnes généreuses.

Une philosophie progressiste

À l’heure actuelle, nous vivons dans un monde anthropocentriste, c’est à dire que l’homme est placé au centre de celui-ci. Je pense qu’il faut prendre un peu de recul par rapport à notre espèce et notre place dans l’univers. Le mouvement VHMENT s’inscrit dans ce que l’on appelle parfois « humanisme progressiste ». La procréation n’est plus une finalité en soi, nous devons aller au-delà de ces « instincts », l’humanité ne peut progresser que si elle est unie et cela doit passer par un nivellement par le haut de la qualité de vie de tous les êtres humains. Donner toutes ses chances à un individu, c’est cultiver le potentiel de chaque être à pouvoir faire progresser l’humanité entière.

envoyer des GBU-12 sur la gueule de son voisin pour lui chouraver son pétrole

Lorsque l’on voit la répartition de la population humaine sur la planète, on remarque que certaines zones géographiques en retard sur le plan du développement possèdent des populations colossales et c’est un énorme gâchis d’intelligence et d’innovation que de les laisser à la traine. Je vais m’éloigner un peu du sujet de la procréation en présentant rapidement une vision à long terme d’une humanité idéale. Elle doit déjà prendre conscience de son appartenance à une seule et même espèce, arrêtons de considérer un voisin parlant une langue différente et priant un autre dieu comme un étranger. Je souhaite de tout cœur voir de mon vivant l’unification d’états et la création par exemple d’une fédération européenne, africaine, asiatique et ensuite PLANÉTAIRE dans le but de donner sa chance à tout le monde et d’œuvrer tous ensemble dans la même direction.

Plus de raison d’aller envoyer des GBU-12 sur la gueule de son voisin pour lui chouraver son pétrole si celui-ci est à disposition de tous, l’accès à l’éducation et à la santé permettra à tous de pouvoir baiser comme des lapins sans risque de grossesses non désirées, la procréation ne sera plus forcément problématique ou soumise à une réflexion au préalable. C’est du moins ma vision utopiste des choses.

Bref ça cultive l’individualisme et la concurrence plutôt que l’entraide.

Alors oui on n’y est pas encore mais ainsi nous pourrons nous consacrer à d’autres problèmes très importants comme l’écologie de notre planète, le bien-être et la santé pour tous, l’accès à l’éducation et l’émancipation de l’humanité. D’ordinaire je ne suis pas très favorable à l’expansion de l’humanité à travers l’univers mais c’est avec la vision de l’humanité actuelle que je tiens de tels propos, actuellement on est plus un organisme parasite absolument pas en symbiose avec son hôte dans la mesure où l’on le consume plus vite que l’on devrait (et c’est suicidaire pour un parasite car par définition si son hôte meurt, lui aussi crève).

Vision d'artiste pour un drapeau planétaire
Vision d’artiste pour un drapeau planétaire

Je suis d’ordinaire très pessimiste quant à notre avenir, dans l’état actuel des choses nous sommes coincés dans un système hédonique (dopamine tout ça tout ça). Je m’explique avant de faire hurler les biologistes. En gros (très gros), le système hédonique (ou système de récompense) est ce petit process qui tourne en arrière-plan de votre cerveau et pilote un peu vos envies en fonction de vos besoins, à la base c’est un système de survie très sain nous permettant par exemple d’associer le goût sucré au plaisir parce qu’en arrière-plan votre cerveau sait que c’est une bonne source d’énergie. Là où le problème se pose c’est que j’ai tendance à penser que ce mode de vie et cet espèce de système poussant à la consommation nous a totalement baisé, nous sommes accrocs à la récompense et c’est elle qui joue le rôle de carotte. Bref ça cultive l’individualisme et la concurrence plutôt que l’entraide.

Babality

Je vais m’arrêter là car je divague un peu trop. Bref, si vous êtes arrivés jusqu’à la fin de l’article, je vous remercie de l’avoir lu. Je précise que je ne suis pas expert dans le sujet que j’ai abordé, de plus je n’ai qu’à peine abordé le sujet celui-ci étant relativement complexe. Si cela vous a plu, vous trouverez moult articles traitant du même sujet, Google et la toile en regorgeant à foison.

Je ne vais pas citer mes sources dans la mesure où la plupart proviennent de réflexions personnelles, certains détails proviennent d’article wikipédia (le nombre de lapins etc).

Et qu’on se le dise, anti-nataliste ne veut pas dire mangeur de bébé, ça ce sont les communistes.

Staline et son futur pot-au-feu
Staline et son futur pot-au-feu
Tac Écrit par :

Un millier de vies, un millier de morts...

3 Comments

  1. Christophe
    20 janvier 2018
    Reply

    Slt je suis entièrement d’accord avec vous. Paradoxalement JE suis marié et j’ai 3 enfants. Depuis aussi loin que mon cerveau se souvienne, j’ai un mal être en rapport avec mes congénères et surtout en rapport avec nôtre mère nourricière la Terre envers laquelle je participe à sa destruction. Et LE pire c’est que j’en suis conscient. Par lâcheté Je n’ai jamais osé dire à ma conjointe que je ne voulais pas d’enfant pour toutes les raisons de vôtre article. JE ne regrette pas mes enfants car je les aime plus que tout et il y a bcp de complicité entre nous. Par contre mon mal-être grandit de plus en plus, suite à la haine de moi-même d’avoir enfanter 3 êtres dans un monde qui courent à sa perte. C’est inéluctable, si nous ne changeons pas radicalement et immédiatement nôtre manière de vivre, il n’y aura que des victimes kelke soit la couleur de peau kelke soit le continent…Ce qui me rassure c’est que avec ou sans nous, sur nôtre planète où sur une autre, dans nôtre univers où dans un autre, l’information « divine », l’information universel de la Source sera perpétuer à jamais. Mais c’est un Autre débat (je suis sûrement plus croyant que la plupart des chrétiens juifs musulmans hindouistes et autres religions SAUF que je contre tous les protocoles religieux et ce kelke soit la religion)

  2. Gaetan
    9 mars 2016
    Reply

    Merci d’avoir synthétisé ma pensée. Je suis content de voir que je ne suis pas le seul « extra-terrestre ». Merci à la pression sociale de me faire passer comme tel.

    • Tac
      9 mars 2016
      Reply

      Grand merci pour votre retour.
      J’espère que cela pourra vous servir à mieux vous faire comprendre ou du moins à mieux faire comprendre ce type de point de vue.

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