Flashback – I’ve watched you change – Part 3

Troisième et dernière partie de notre rétrospective sur la carrière du groupe de métal alternatif Américain Deftones.

L’idée est toute simple, comme on peut le faire au cinéma pour certains réalisateurs dit cultes ou en expositions artistiques pour certains peintres et plasticiens de renom, sur Ultrabite nous voulons nous atteler à développer une série d’articles plus ou moins ponctuels que l’on appellera flash-back afin de passer en revue la carrière de certains groupes et ainsi avoir une lecture d’ensemble de leurs œuvres et de leur cheminement créatif. Cette rétrospective nous permet également de revenir sur certains disques mythiques (pour nous du moins) et, pourquoi pas, de vous faire découvrir une ou deux perles…

Après une certaine série noire que nous avons abordé dans le second volet de notre rétrospective, l’heure est à la renaissance pour enfin voir la période un peu plus contemporaine du combo. Autrement dit tout ce qui s’est passé de 2008 à aujourd’hui. Accrochez-vous, il y a encore un peu de pathos à l’horizon…

Deftones press 2012

Une période de Quatre ans est passée depuis la sortie du cinquième disque du combo Californien. Quatre longues et pénibles années. Après la sortie de Saturday Night Wrist, les Deftones n’ont pas changé leurs habitudes : clips, tournées, festivals etc… Puis 2008 arriva, l’heure d’un nouvel album, encore une fois. Un album promis comme plus expérimental et majestueux par le groupe, un album qui devait s’appeler Eros et dont seule une démo a filtré à l’époque, puis un titre révélé par Moreno lui-même en 2014, intitulé Smile (qui est donc, pour le coup, le tout dernier morceau où on peut entendre Cheng jouer de la basse). Seulement, les plans du groupe vont être chamboulés et leurs vies entières bousculés un soir de novembre 2008, lorsque Chi va sombrer dans un profond coma à la suite d’un accident de la route en sortie de studio à Santa Clara, en Californie. L’existence même du groupe va être remise en question pendant un certain temps. A quoi bon continuer si un des piliers n’est plus ?

Puis l’état d’urgence sera déclaré et le groupe va continuer un peu en autopilot, donner des concerts avec un bassiste de remplacement en la personne de Sergio Vega. Tout ça dans le but de lever des fonds pour couvrir les soins et prises en charge médicales de Chi qui ne s’est toujours pas réveillé. Le groupe entraînera dans son sillage une foule d’autres formations qui donneront des concerts de charité et témoigneront leur soutien dans un même mouvement :  Pray for Chi, que les fans vont être nombreux à suivre également, apportant à l’homme et au groupe entier sa fidélité et son affection. Puis le groupe va simplement continuer, toujours avec Sergio à la basse, comme pour honorer la mémoire d’un homme qu’on ne sait peut-être pas encore condamner mais qui ne remontera plus jamais sur une scène alors que c’était une de ses raisons de vivre. Et puis Deftones est plus qu’un groupe de musique, après 20 ans passés sur la route, c’est un métier. La musique est la seule chose qu’ils savent faire, alors pourquoi tout abandonner à quarante balais et des poussières avec un tel passif?

Les drames faisant souvent office de catharsis absolue, les conflits d’hier vont créer les liens d’aujourd’hui. Un goût amer de gâchis va rester mais la famille va se ressouder, arrêter de jouer pendant un temps car il faut couper et l’heure n’est, de toute façon, plus aux tournées mais au calme et à la paix. Leur place est au chevet de leur ami, pas le cul vissé dans un tour-bus.
Les quatre membres restant du line-up originel vont alors simplement réapprendre à passer du temps ensemble sans un instrument entre les mains. Pendant cette période Deftones va décider de ne pas sortir le disque qui était pourtant déjà dans la boîte (Eros, donc). Par respect pour Chi, pour ne pas exploiter un drame comme moyen de publicité, et tout bonnement parce que ces morceaux sont devenus trop lourds à porter. Le groupe dira également qu’ils ne se reconnaissent plus dans ces compositions et qu’ils veulent passer à autre chose. Renaître de leur propre cendres en un sens, même si l’image est kitchissime.

Au menu des galettes

Diamond Eyes

deftones-diamond-eyes-sizeC’est ainsi que les quatre plus un, si j’ose dire, vont se renfermer dans leur local de répétition, sans but clair et défini autre que de prendre du plaisir à rejouer ensemble. Une chose en entrainant une autre, les habitudes ont la peau dure et ce qui sera de simples répétitions presque thérapeutiques au départ, va s’avérer être, en réalité, le début de l’écriture d’un nouveau disque : Diamond Eyes. Les américains ne veulent définitivement pas lâcher prise et tout envoyer en l’air, ne serait-ce que pour leur ami qui va finalement se réveiller quelques temps après la sortie du disque mais va rester dans un état végétatif dont il ne sortira jamais.

Un peu pudiques sur les bords, les musiciens mettront un certain temps avant de révéler qu’ils sont bel et bien en studio, probablement un peu dubitatif quant à Eros; ils ne veulent pas réitérer l’expérience et abandonner un nouveau disque. Le groupe navigue à vue mais le fait est que toute la série noire par laquelle il est passé va s’avérer salutaire pour la musique des californiens. Tous dans le même élan vont avoir ce désir de bien faire, de capturer l’essence du groupe à un instant T en faisant table rase du passé. Stephen va une nouvelle fois rajouter une corde à son arc et avoir une guitare accordée hyper bas. En dehors de sortir des sons jamais entendus chez Deftones, d’une lourdeur pachydermique (You’ve seen the butcher, CMD / CTRL), ça va également lui permettre de reconsidérer son jeu de guitare et d’appréhender les rythmiques (particulièrement les palm mutes) d’une nouvelle manière. Les guitares se veulent un peu moins mid tempo que sur le précédent album et plus du tout en retenue (Royal). Pour autant, le côté mélodique n’a pas disparu et sera développé de façon un peu plus conventionnelle avec des envolées d’accords en harmonies sur les refrains des nouveaux morceaux (Risk).

Le groupe reprend donc du poil de la bête et apparaît dans une forme olympique. Un peu là où on les avait quittés sur l’éponyme, finalement. D’ailleurs, une nouvelle fois Chino va proposer quelque chose de nouveau vocalement, tout en gardant sa marque de fabrique. Il va faire quelques essais presque bruitistes avec ses cordes vocales et sortir des sonorités à la limite de l’humain (Rocket Skates et son superbe clip) et par la même réitérer ce qu’il avait fait sur Around the fur, c’est à dire amener des partie hyper mélodiques en chant clair, sur des plans instrumentaux super brutaux et rentre dedans (CMD / CTRL, Prince) pour, ainsi, recréer ce contraste clair-obscur qui allait si bien au groupe dans le passé.

Pour ce qui est de la basse, sans être noyée dans le mix, on sent un Sergio Vega certes présent mais un peu penaud. En même temps, c’est une chose que de remplacer quelqu’un sur scène mais s’en est une autre de devoir composer tout un album à sa place, surtout lorsqu’il s’agit d’un grand musicien avec un gros background pour un groupe dont le publique a une très forte attente. Cela dit Mr Vega va relever le défi et réellement enrichir la musique du combo. Ni dans le mimétisme simpliste ni dans le bouleversement le plus radical, il trouve sa place progressivement et sera bien accueilli au sein de la formation, tant par le groupe que par ses fans. Situation qui est souvent loin d’être aisée pour un musicien dans ce genre de cas (coucou Metallica avec Jason Newsted…)

Frank, lui, continue sur sa lancée et développe ses ambiances, de plus en plus éthérées (This place is death, Prince), presque aquatiques parfois (Beauty SchoolSextape qui seront toutes deux clippées également et ), se servant d’avantage de ses synthétiseurs plus que de ses platines et réinvente son interaction avec les instruments plus organiques dans le but de proposer de nouvelles couleurs sonores (CMD / CTRL) qui vont fonctionner à merveille, encore une fois.

Bien que l’album ne soit pas le plus magistrale, ça reste quand même le truc le plus dense, compact et intéressant que les 5 ont pondu depuis un paquet d’années. Il faudra d’ailleurs, un certain temps au public pour l’apprivoiser et se l’approprier car c’est un gros morceau. De plus, c’est une réalité, toute l’obscurité dans laquelle la formation était bloquée pendant un long moment transparait dans ce disque çà et là par petites touches acides. On sent un groupe encore fragile à certains égards, comme une personne en rééducation après un accident mais toujours est-il que les américains sont sur la bonne voie, en démontrent leur prestations live. Là où, par le passé, Deftones était assez inégale en concert, proposant même de piètres prestations parfois, le combo va énormément travailler et recalibrer son approche de la scène pour tendre vers quelque chose de super efficace, proposant un vrai show. Définitivement, le quintette est enfin de retour et plus puissant que jamais, assumant pleinement ce renouveau musical.

Koi No Yokan

deftones-koi-no-yokan-resizeDisque éthéré au titre mystérieux, faisant référence à une tournure de phrase japonaise qui décrit l’état amoureux de deux êtres lorsqu’ils se voient pour la première fois; il est aussi le dernier album en date et un genre de miroir inversé de la précédente production du groupe. Controversé par les puristes pour son aspect hyper mélodique et l’utilisation de beaucoup plus d’électronique qui lui confère un côté expérimental comme Saturday Night Wrist avait pu l’être en son temps et n’est d’ailleurs pas sans rappeler Crosses, un des projets parallèle de Chino Moreno (au côté de Shaun Lopez de Far et producteur Saturday Night Wrist). On sent aussi l’influence de toute la nouvelle scène électro avec des mecs comme les Français M83 qui vont inspirer les Américains et leur faire repenser leur façon de voir et composer la musique. Même si certains titres peuvent tomber un peu à plat au premier abord ou sonner un peu « passe partout » à côté d’autres gros tubes composés par le passé, le disque détient, toute fois, quelques très beaux titres aussi bien dans leur tendance mélodique (Romantic Dreams, Entombed qui serait un genre d’équivalent 2.0 de Teenager, écrit à l’époque du troisième album) que dans leur côté le plus sombre et agressif (Poltergeist, Goon Squad). Une chose qu’on ne peut pas enlever au groupe sur cette album là c’est la balance quasi parfaite qu’ils ont réussi à trouver entre harmonie mélodique et violence sonore. Car, en effet, même les titres les plus brutaux ont tous une grosse tendance à l’apaisement que ce soit sur les refrains ou sur les ponts (Leathers). Et réciproquement les titres les plus calmes, vont eux avoir quelque chose d’un peu abrasif, presque corrosif même indirectement. L’album de la maturité, peut-être ?

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un disque riche en termes de composition, bien qu’en demi-teinte, qu’il faut prendre le temps d’écouter pour assimiler tout ce qu’il a à offrir.

Pour ceux qui seraient intéressés, à l’époque de la sortie de l’album j’en avais fait la chronique chez nos collègues No Dice, juste .

 

Spécialité de la maison

Cours de récré’

deftones-covers-resizeBien que Deftones, pour une si longue carrière, n’ai pas tant d’albums au compteur que certains de ses paires, il est une chose que les 5 ont en commun depuis toujours : un certain amour de la reprise et particulièrement de la reprise improbable. De The Cure à Helmet en passant par Sade (en featuring avec Jonah Matranga de Far) et Lynyrd Skynyrd, les américains aiment s’approprier et interpréter des titres qui peuvent paraître abscons. Dans cette dynamique ils publieront l’album Covers en 2011, disque à prendre à part et avec des pincettes dans la mesure où il ne s’agit que de reprises (comme son nom l’indique, pour ceux qui dormaient pendant les cours d’anglais). Le disque sera décrié à sa sortie, beaucoup reprochant au groupe de se servir de cette galette uniquement en vue de gagner du temps et faire patienter les fans avant la sortie de leur nouvelle production.

Cependant, le combo n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a déjà sortie B-side and rarities en 2005, qui s’apparentait à une compilation de tout ce que le groupe faisait à côté de son chemin habituel et conventionnel. C’est à dire des versions acoustiques de certains titres phares, des reprises (dont certaines figureront aussi sur Covers), des inédits qui s’avèrent être des réarrangements d’anciens titres ou des chutes de précédentes prises studio. Coup de promo ou simple façon de présenter les choses sous un nouvel angle en regroupant tout ce qui ne peut figurer sur un disque à part entière, c’est à vous d’en juger mais quoi qu’il en soit c’est plutôt intéressant de voir le groupe sous un nouveau jour, de le voir s’amuser à sillonner des chemins un peu plus escarpés en proposant des choses légèrement improbables, que ça plaise ou non.

D’ailleurs le truc marrant c’est de voir la quantité d’artistes hors du métal faire des reprises de Deftones toutes aussi novatrices que ce qu’eux proposent pour d’autres. On peut citer par exemple, Nathalie Lungley et sa version trip hop du titre Be quiet and drive, Emma Gillespie et son essai habité sur Change, qui rendra le titre encore plus envoutant que de nature. Il y a aussi OBS et son interprétation hyper minimaliste, piano / voix pour Knife Party et plus récemment Valentina Schiavo a repris le tout nouveau single du groupe : Prayers / Triangles (à paraitre en sur le prochain album de la formation, en début avril), dans une version qui verra les refrains s’envoler aux confins de l’onirisme et du réel dans un arrangement acoustique, plus pop et radiophonique.

Pour en finir avec les reprises il faut être honnête et rappeler également que sur ses 7 disques studio, Deftones a pris le parti de briser sa routine et ses propres conventions pour faire figurer une unique reprise en guise de clôture de Saturday Night Wrist. Il s’agit du titre Drive du groupe des 80’s The Cars, sur lequel Shaun Lopez (producteur de l’album et guitariste de Far et Crosses) viendra se joindre au groupe pour poser des guitares et les backing vocals. C’est aussi, à mon sens, de la reprise la plus habitée par le groupe bien qu’une des plus éloignée de son style de prédilection.

Retour vers le futur

Dans la partie extra de cette rétrospective, il faut aussi évoquer le cas Like Linus, l’acte de naissance discographique du combo, qui date de 1993. C’est, en réalité, plus une démo qu’un album à proprement parler bien qu’il fasse tout de même 15 pistes pour quasiment une heure de musique. A mi-chemin entre le véritable full length album et la démo tape, le skeud héritera de la qualité sonore de cette dernière, c’est à dire plutôt médiocre, en fait. Ce qui s’avère triste vu la richesse des idées de l’époque qu’avait la jeune formation en devenir mais ce qui lui permettra quand même d’intéresser quelques labels, notamment celui qui le signera plus tard pour sortir son premier opus en sortie mondiale : Maverick Records. Madonna (la teupu, donc) aurait été interpellée par la fraicheur et l’énergie que les titres de Like Linus offraient à l’époque, dans le paysage musical du début des 90’s. Réalité ou légende urbaine, nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, sur Like Linus figurent les versions démo de titres qui seront parmi les « tubes » d’AdrenalineEngine No 9 et Root pour ne citer qu’eux mais aussi de choses qui paraîtront plus tard, comme Teething qui sera re-enregistrée, mixée et masterisée pour la bande originale du film de The Crow et même rééditée en version live sur l’EP promotionnel de White Pony : Back to School (mini maggit) EP. Évidemment il y a également des inédits, des titres qui ne figurent que sur Like Linus (et qui baignent encore dans leur jus), ce qui rend le disque encore hyper intéressant aujourd’hui.

En dehors de ces quelques disques tout particuliers, les Deftones est rompu à l’exercice du disque promotionnel accompagnant de près la sortie de chacun de leurs albums. En effet, le groupe sort régulièrement des EPs de chansons dans leur format single suivis de quelques autres titres. Parfois des versions live, parfois des inédits ou encore des reprises. Toujours des formats de disque courts avec seulement quelques chansons. Le fait est qu’en dehors de savoir tenir sa crèmerie et gérer son business, le groupe s’avère plutôt généreux avec son auditoire, histoire de combler l’écart entre les albums complets. De ce fait il n’est pas surprenant que le groupe décide d’interpréter tout un medley de son premier album dans son intégralité en guise de rappel, pendant toute la tournée Diamond Eyes, en 2010 / 2011. Pour ce qui est des EPs et singles on pense notamment à Back to school (mini maggit) qui a servi à la promotion de White Pony, qui a introduit Back to School et dégagé le terrain du B-Sides & rarities puisqu’on trouvait déjà sur cette galette une version acoustique de Change (in the house of flies). Il y a eu également le Hexagram EP, qui a permis aux fans de découvrir à retardement le titre oublié de l’éponyme : Lovers.

Et après… Gore.

Deftones-Gore-resizeParlons enfin du groupe au présent. Bien que la formation ne sorte pas un disque par an, les types sont quand même super actifs que ce soit en termes de tournés ou par rapport à leurs différents projets annexes (en dehors de Stephen qui reste la grosse feignasse de la bande – Ah ça pour jouer à des jeux de golf en ligne, là y’a du monde!). Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, la bande de Sacramento s’apprête à sortir son 8ème album studio, le 8 avril 2016, intitulé Gore. Pas beaucoup d’infos jusqu’ici, si ce n’est que la date de sortie a, une nouvelle fois, été sans cesse repoussée pour d’obscures raisons de galères en studio. Le groupe n’aurait pas été satisfait du mixage et aurait voulu tout reprendre à zéro peu de temps avant sa première date de sortie, en septembre dernier. Un titre a, cependant, déjà filtré et révélé un combo beaucoup plus mélodique qu’à l’accoutumé. Cela dit, il faut prendre cet extrait avec précaution et ne pas juger tout un disque en se fiant à un unique single antérieur à sa date de sortie. Le groupe, de son propre aveu, a préparé un album super volubile et expérimental, s’amusant, comme à leur habitude, à explorer des choses plutôt inhabituelles et surtout à retrouver leur balance entre ombre et lumière, entre violence et mélodie. De plus Stephen a révélé dans une récente interview que Sergio Vega s’était énormément impliqué dans la composition du disque (et donc également dans l’écriture des guitares), en binôme avec Chino, ce qui promet un certain renouveau ou, à défaut, des titres intéressants et quelques surprises. Encore une fois il y aura du featuring, notamment avec Jerry Cantrell (guitariste de Alice in Chains, une des tête de file de la mouvance grunge venant de Seattle, avec Nirvana et Pearl Jam) qui est passé claquer la bise en studio et accessoirement poser un solo sur un des titres. Un solo sur du Deftones, voilà qui paraît étrange et qui promet…

Alors rendez-vous au mois d’avril pour découvrir cette nouvelle galette et découvrir le nouveau visage d’une formation au parcours atypique, parfois brumeux mais toujours passionné. Elle a encore probablement beaucoup à nous dire…

Adripix Écrit par :

Né à la fin des années 80 à Lyon. Musicien et rédacteur amateur installé à Nice, passionné par les arts de manière générale et particulièrement boulimique lorsqu'il s'agit de musique.

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